Me voilà de retour de mon voyage dans les îles grecques... Un périple envoûtant et déroutant... Car c'est justement ce qui marque dès les premiers instants de vie en Grèce, cette atmosphère malgré tout paisible, chaleureuse, simple, un peu comme si de rien n'était, et pourtant... Un pays de rencontres, de plaisirs et de soleil, oh oui!
Après avoir passé une journée dans Athènes et avoir sillonné la colline de l'Acropole ainsi que ses petites tavernes environnantes, nous avons pris le ferry direction Santorini, la dernière île avant la Crète. C'est là, sur cette île qui n'est autre que le cratère d'un volcan enfouis sous les eaux, entre les deux grandes villes Fira et Oia, que sur notre scooter ou au cours de nos longues randonnées, nous sommes partis à la recherche de produits typiques, en faisant bien sur quelques pauses au bord de l'eau, sur le sable noir de roche volcanique...
Mon premier coup de coeur grec va aux saucisses et viandes locales dites souvlakia, grillées aux herbes, préalablement marinées dans l'huile d'olive et d'un trait de citron. Une viande au goût unique et qui surprend à chaque découverte d'une nouvelle taverne...
Mon premier coup de coeur grec va aux saucisses et viandes locales dites souvlakia, grillées aux herbes, préalablement marinées dans l'huile d'olive et d'un trait de citron. Une viande au goût unique et qui surprend à chaque découverte d'une nouvelle taverne...
A l'ombre des murs de chaux blanche et des volets bleus, en fin de journée, on se restaure autour des "douceurs" grecques comme ils disent... Le baklava, ce feuilleté au miel, amandes et pistaches tient à ce titre la place de chef, nous signifiant par la même occasion la longue et pas si ancienne domination turque...
Après un passage express sur Ios, probable berceau et tombeau d'Homère (dommage que les autorités aient préféré créer un faux tombeau de l'aède plutôt que de financer les fouilles archéologiques...), notre troisième escale fut Amorgos. Célèbre en France grâce au Grand Bleu, cette île longiligne m'a certes éblouis par ses criques et plages désertes baignées par une eau turquoise et cristalline où les poisson sont les moins craintifs du monde, mais m'a touchée profondément de par sa grande diversité culinaire et la qualité des produits de l'île.
Là, j'y ai découvert ce que voulais vraiment dire mezze ou mezzedès, ces apéritifs qui tiennent lieu d'entrées pour nous, très diversifiés et qui peuvent à eux seuls faire un repas... En allant du fromage local de brebis, la feta bien sûr mais aussi le saganaki, un fromage pané aux graines de sésame et au miel par exemple, en passant par les croquettes de légumes, ou encore, aux pommes de terres grillées et nappés de fromage fondu aux herbes, pour finir par le tzatziki (et voici ma recette du tzatziki traditionnel!) ou le tarama au goût inimitable!
Là, j'y ai découvert ce que voulais vraiment dire mezze ou mezzedès, ces apéritifs qui tiennent lieu d'entrées pour nous, très diversifiés et qui peuvent à eux seuls faire un repas... En allant du fromage local de brebis, la feta bien sûr mais aussi le saganaki, un fromage pané aux graines de sésame et au miel par exemple, en passant par les croquettes de légumes, ou encore, aux pommes de terres grillées et nappés de fromage fondu aux herbes, pour finir par le tzatziki (et voici ma recette du tzatziki traditionnel!) ou le tarama au goût inimitable!
C'est aussi à Amorgos que j'ai fait la découverte du stifado de chèvre, un ragoût de viande revenu pendant 5 heures dans le vin rouge accompagné d'ail, de tomates et de fromage local, selon le choix du cuisinier. C'est là, encore, que nous avons pu goûter aux délices de la mer tel que le calamar grillé dit octopodia ou le poulpe mariné au citron ainsi que tous les poissons frais, péchés non loin de là...
Ainsi, nous avons fait la rencontre de Théodoros, un restaurateur simple de Chora, la ville principale d'Amorgos, qui nous régala de ses mezzedès en tout genre, ou encore Nikos un restaurateur de Langada, un petit village perché dans les hauteurs de l'île, à la démarche bio/écolo qui nous fit découvrir son stifado ainsi que ses desserts, des délices, à digérer durant une partie de pétanque sur le terrain juste en contre-bas...
Ainsi, nous avons fait la rencontre de Théodoros, un restaurateur simple de Chora, la ville principale d'Amorgos, qui nous régala de ses mezzedès en tout genre, ou encore Nikos un restaurateur de Langada, un petit village perché dans les hauteurs de l'île, à la démarche bio/écolo qui nous fit découvrir son stifado ainsi que ses desserts, des délices, à digérer durant une partie de pétanque sur le terrain juste en contre-bas...
Et justement, côté dessert, la Grèce n'est pas en reste... Il y a le baklava mais également le gâteau à l'orange sans farine dit portokalopita, la tarte au lait ou le halva (qui n'a vraiment réussi à nous conquérir!) mais aussi les fruits frais ou confits avec ou sans yaourt grec au miel... Et pour moi, la grande découverte sucrée fût les glaces traditionnelles grecques au lait de brebis et au mastic: totalement déroutant et addictif, c'est délicieux!
Après Amorgos, pour des raisons de disponibilités des ferries, nous avons fait escale à Naxos puis Mykonos qui, malgré sa réputation, est un véritable petit bijou d'architecture traditionnelle. Tout en croisant les chats et chatons errants du port, on découvre les anciennes demeures des capitaines de bateaux, avec leurs murs blancs et leurs balcons multicolores dont on doute que le soir venu on pouvait alors y observer les passants se rendre aux tavernes les plus proches pour y boire un verre de Ouzo ou de Psiméni Raki...
Car à ce titre, la Grèce aussi possède un patrimoine gastronomique de qualité et pourtant peu connu. Le Ouzo dont la réputation n'est plus à faire (comme un pastis plus anisé) est en concurrence avec entre autres le Psiméni Raki, un alcool de caramel et de miel qui selon le producteur est aussi fait avec de la figue. Et bien sur, la Grèce est avant tout un pays vinicole, premier producteur de vin mais attention un production locale, qui ne sort pas des îles et même qui ne sors pas de la maison du producteur. Hélas pour nous donc, nous n'avons pas pu ramener de bouteilles de ces vins locaux toujours frais, même les rouges, et qui n'on rien avoir avec le vin Résina, au goût à mon sens bien moins intéressant!
Enfin, notre voyage dans les Cyclades s'est achevé à Tinos, une île bien connue pour ses célébrations religieuses mais qui restera dans ma mémoire de par sa fameuse Louza, une viande de porc fumée aux herbes puis séchées pendant plus de deux mois, de production toujours locale...
Ce voyage fut une véritable découverte pour moi... Découverte d'une culture, parfois mal menée ou peu valorisée mais pleine de couleurs et qui en terme de gastronomie n'a pas à rougir! La gentillesse et l'accueil des grecs, de manière générale est lui aussi à souligner, des personnes prêtes à aider, toujours.
J'espère que cette desciption synthétique de mon voyage en Grèce, orientée par mes découvertes culinaires vous donnera envie de partir à la découverte de ce pays et de cette grande civilisation qu'est la Grèce et que vous ne vous laisserez pas influencer par le pessimisme de votre entourage et des marchés à l'égard de ce pays qui honnêtement, ne demande qu'à s'en sortir et qui en a les ressources...

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A quelques jours de mon départ pour les îles grecques, je suis très content d'avoir découvert ton blog et cet article sur ton voyage en Grèce et dans les îles... Ca donne envie, c'est sur!
RépondreSupprimerAurais-tu des adresses précises de restaurant ou de boutiques culinaires qui t'ont plus?
Merci d'avance pour ta réponse et puis, j'ai jeté un coup d'oeil sur ton article sur la normandie et le périgord, et... Chapeau!
Ma fille à ton âge et vraiment, bravo et continue comme ça, ça fait plaisir de voir une jeunesse motivée!
Quel beau message, merci! Merci car cela me donne encore plus l'envie d'avancer, de foncer et de persévérer dans ma passion!
RépondreSupprimerProfitez bien de votre voyage en Grèce, c'est tellement magnifique!
Et oui en effet, j'ai quelques bonnes adresses pour vous!
Pour ma part, j'ai fait principalement Santorin, Amorgos et Tinos.
A Santorin, je vous conseille le Mélénio à Oia, particulièrement pour ses tartes au lait (une pour deux suffira!). Egalement, le Zafora, une petite taverne traditionnelle sans prétention à Akrotiri ou encore (et c'est mon préféré), Skala, à Oia, un restaurant sur terrasse qui fait de la cuisine locale dans une ambiance folklorique mais en aucun cas forcé!
A Amorgos, j'ai adoré le restaurant Pagali-O Nikos à Langada, une belle table campagnarde dans une démarche agrotouristique! C'est délicieux! Aussi, il y a à Chora un petit restaurant tenu par un homme adorable, Théodoros, qui vous propose des mezzedès à se rouler par terre: To Xyma. Enfin, à Aegiali il y a To Limani tis, une taverne dans le port nord de l'île qui se spécialise en poisson, un vrai régal!
A Tinos je vous conseille la pâtisserie Xalaris dans la capitale de l'île, qui propose des baklava délicieux et des glaces au lait de brebis et en particulier celle au mastic qui vaut vraiment le détour! Egalement, à Hora (la capitale de l'île), la taverne Palaia Palada à l'accueil très chaleureux qui vous sert de l'agneau grillé ou des beignets de fleur de courgette, succulents! Et pour faire des provisions de louza, cette charcuterie délicieuse, aller dans la boucherie Kouroupas, à Hora, un peu perdu dans les ruelles du port mais qui vaut la peine à la fois du point de vue de la qualité des produits mais également des prix proposés!
Et voilà mes principales adresses, j’espère qu'elles vous raviront autant que moi! Bon voyage et à bientôt sur le blog!